Mining Company
Exploitant de Mines de Fer
Erzgrubenbetrieb
Godchaux
Luxembourg

 


Historique - Geschichtlicher Überblick
  Godchaux
   
   
27.12.1890 Rachat de la Concession minière No 11 de 29,72 ha (Mine Honsbusch) de la LSB par Godchaux - Mineur
   
8.1892 Ventes de la Concession minière No 11 de 29,72 ha (Mine Honsbusch) par Godchaux - Mineur aux Hauts-Fourneaux de Dudelange
   
<=1893 Godchaux & Cie
minières d'oolithe ferrugineux, Niederkorn
   
13.12.1893 - 19.3.1894

Sondage de Saint-Pierremont entrepris par Charles Palgen, Godchaux, Gustave Simon, Gauche

(Source: Étude complète du bassin ferrifère de Briey et de la formation ferrugineuse lorraine : les mines & usines au XXe siècle, Francis Laur, 1901)

 

LA DÉCOUVERTE DE BRIE

La Roche-sous-Montigny, le 11 mars 1898 (Par Cons-la-Granville) (M.-et-M.).

Monsieur Francis Laur,

J'ai lu avec grand intérêt l'article patriotique que vous avez publié dans votre estimé journal du 3 février dernier, au sujet de la note présentée à l'Académie des Sciences par notre distingué compatriote  M. G. Rolland, ingénieur en chef des mines, sur le nouveau bassin minier de Briey, appelé par lui bassin d'entre Moselle-et-Meuse.

Le pays peut, en effet,  se féliciter de ce que de hardis chercheurs soient venus lui apporter 22.000 hectares de belles couches de mines de fer et porter ainsi le total de la surface minière reconnue à 54.000 hectares, tandis que le bassin Lorrain qui nous a été arraché en 1870 ne comporte que 40.000 hectares au maximum.

Permettez-moi cependant de fixer par la présente un point historique de ces découvertes:

Sans contester les mérites de MM. Sépulchre et Lamotte qui ont obtenu des concessions minières à Homécourt et dans le bois d'Avril en 1882, nous devons relever que les recherches faites de 1882 à 1883 le long de la frontière à Crusnes, Serrouville, Sancy, Saint-Pierremont et Avril, n'avaient donné aucun résultat; ce qui a permis à Braconnier de conclure dans son ouvrage, page 290, paragr. 371 : « Terrain suivant la frontière entre Avril et Villerupt. - Le gîte avantageusement exploitable du paragr. 370, découvert par Lamotte, se prolonge-t-il le long de la frontière sur les territoires de Trieux, Sancy et Audun-Ie-Roman ? Cela parait fort douteux : les Iravaux de recherches exécutés près de Sancy semblent avoir donné des résultats absolument négatifs. »

Malgré cette conclusion désespérante, mon associé M. Gauche, chef d'escadron d'artillerie, a étudié en 1892, avec moi et un autre ingénieur de mines, la formation ferrugineuse des deux côtés de la frontière franco-allemande, depuis Crusnes jusqu'à Avril, et nous avions ainsi acquis la conviction que les résultats négatifs de 1883 à Saint-Pierremont, Avril et Sancy, ne pouvaient être que le fait d'accidents géologiques purement locaux et nullement susceptibles d'être étendus sur toute la région. Aussi, malgré les railleries de certains maîtres de forges, n'avons-nous pas hésité à sacrifier des sommes considérables aux nombreux sondages que nous avons exécutés.

Le succès a répondu à notre attente : nous avons découvert de puissants gisements de mine riche de toute première, qualité, et notre succès a été le point de départ de tous les forages exécutés depuis 1893 jusqu'à ce jour. C'est donc à nous que le pays est redevable de la découverte du nouveau bassin d'entre Moselle-et-Meuse, et nous sommes certains que le service des mines ne contredira pas notre déclaration; il a d'ailleurs bien voulu apprécier à l'époque et notre perspicacité et notre initiative qui ont eu pour conséquence d'ouvrir la voie à une série de recherches fructueuses.

Vous priant de vouloir bien publier ma lettre dans votre estimé journal, agréez, Monsieur l'assurance de ma considération très distinguée.

Ernest GODCHAUX, Industriel et ingénieur

(L'Echo des mines et de la métallurgie - 17.3.1898)

 

LA LOIRE EN MEURTHE-ET-MOSELLE

Nous avions annoncé a nos lecteurs d'une façon: forcément un peu mystérieuse qu'il se préparait un gros événement métallurgique; en France.
Il est arrivé :
« Aujourd'hui, l'inventeur de certaines mines de fer situées dans le bassin de Briey, est, comme on sait, M. E. Godchaux, de Luxembourg, assisté de MM. Simon et Gauche. Moyennant une indemnité de 200.000 francs que leur ont comptée les Aciéries de la Marine, ces puissants établissements se sont substitués à eux dans la revendication de la concession en question et l'ont obtenue.
« Cette concession-dite de Chevillon et d'une contenance de 712 hectares a été distraite de la seconde série des concessions de Briey, dont on règle actuellement le lotissement, et adjugées définitivement: aux Aciéries de la Marine par décret en date du 30 août 1899.
« Ces établissements auxquels ne manquent ni les ressources financières ni la décision, ni les moyens techniques vont donc apporter au pays de Briey un nouvel élément de mise en valeur. Le pays-haut devient décidément la « Terre promise » des métallurgistes, mais avec cette différence que, plus heureux que le législateur biblique, ils ne l'auront pas seulement entrevue, ils vont la fouler et en tirer les immenses richesses ».
Ainsi se trouve réalisée notre dernière information.
La Loire s'établit donc dans l'Est et nous pouvons ajouter que l'exemple des Aciéries de la Marine va être suivi par un autre groupe à la tête duquel se trouve M. Ménard-Dorian.
Dans tous les cas, la situation de la Société que dirige avec un si rare talent M. de Montgolfier va se trouver une des plus enviables.
Elle va avoir sur une ligne prenant la France en diagonale, du golfe de Gascogne; à la frontière de l'Est, trois établissements celui du Boucau, celui de Saint-Chamond et celui de Chevillon. Le Boucau et Chevillon élaboreront les matières premières, Saint-Chamond au centre les transformera et les ouvrera.
Nous avons dit dans le temps combien l'audacieuse création du Boucau avait fait honneur à M. de Montgolfier, nous en dirons de même aujourd'hui de celle de Chevillon.
Francis LAU

(L'Echo des mines et de la métallurgie - 5.10.1899)

 

La Question des droits d'Inventeur

Notre.impartialité habituelle nous fait un devoir d'insé- rer la lettre suivante que nous adresse M. Godchaux :
« Sedan le 13 octobre 1899.
« Monsieur le Directeur de l'Echo des Mines et de la Métallurgie,
« Votre numéro du 8 octobre reproduit une inexactitude que je tiens à relever. « Vous dites que l'inventeur de certaines mines de fer du bassin de Briey est comme on sait, M. E. Godchaux,... etc... ; ce qui est la pure vérité ; mais il n'est pas vrai que,. Français de droit et de fait, j'aie cédé mes droits d'inventeur à la Société des Aciéries de la Marine à Saint-Chamond.

« Celle-ci, grâce à ses influences, est parvenue à se substituer à nous ; le Conseil d'Etat, comme prix de cette substitution, à jugé que l'inventeur serait suffisamment, récompensé de toutes ses peines et de tous ses déboires en lui faisant allouer par la Société de St-Chamond une indemnité de 200.000 francs, en échange du trésor considérable, dont ses travaux avaient révélé l'existence et dont la loi de 1810 lui assurait la possession et représentant la valeur de 71.200.000 tonnes de minerai de première qualité pour la fabrication de la fonte Thomas avec une teneur en fer de 38,46 %, de 8,40 % en silice et de 6,7 % de chaux.
«De ce fait, nous ne voulons tirer aucune conclusion, je vous prie Monsieur le Directeur, d'agréer, etc.
Signé : Ernest GODCHAUX. »

La loi de 1810 qui est la base de notre code minier a très bien établi que le Gouvernement a le droit, en matière de concession de mines, de choisir entre les différents demandeurs et qu'il ne doit être guidé dans ce choix que par des vues d'intérêt public. Il semble "bien que le plus intéressant des demandeurs est l'inventeur lorsqu'il réunit lès capacités techniques et financières lui permettant de consommer ou transformer directement les produits de la concession. Dans le cas actuel, les inventeurs MM. Godchaux, Simon et Gauche se sont vus préférer une puissante société occupant un personnel de 7 à 8.000 ouvriers et il est évident que le seul intérêt public a justifié la décision du Conseil d'Etat, malgré que le Conseil général des Mines ait attribué 700 hectares aux inventeurs. On pourrait peut-être discuter le chiffre de l'indemnité qui a été allouée à MM. Godchaux, Simon et Gauche et trouver que le dédommagement du bénéfice que les inventeurs auraient pu retirer de leur découverte est maigre; mais les éléments d'appréciation sont délicats.
M. de L

(L'Echo des mines et de la métallurgie - 19.10.1899)

   
4.9.1893 Ventes de 49 ha de minières (région Kayl/Rumelange) de Godchaux et Perlot à van Barda & Cie Düsseldorf
   
30.8.1899 La concession de Chevillon a été reconnue par les travaux de Ernest Godchaux et Cie, qui a fait trois sondages. Les inventeurs ont été supplantés par la Compagnie des Chemins de fer et de la Marine, Saint-Chamond
   


Bibliographie
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ISBN
  Étude complète du bassin ferrifère de Briey et de la formation ferrugineuse lorraine : les mines & usines au XXe siècle Francis Laur 1901        

Les nouveaux sondages du bassin minier entre Moselle et Meuse

(2e édition)

Palgen Charles 1900/1940 Maison Desoer, 21 rue Sainte-Véronique, Liège   24  
               

Liens / Links
Iron Ore Mining in Luxembourg - Mines de fer au Luxembourg - Eisenerzgruben in Luxemburg

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